Sur le temps

Par Gaétan Dubé

 

 

Le temps, c’est ce que l’on ressent quand on ne vit pas de ce que l’on sait.

 

Le temps, c’est une tension ressentie dans notre système nerveux, qui naît d’un manque de « tuning » entre notre matière et l’énergie.

 

Le temps est ce que nous voulons remplir avec l’activité du corps de désir. C’est ce que l’on appelle passer le temps.

 

Le temps est ce que l’on nous a donné pour progresser.

 

Le temps et la mémoire sont les deux frères de l’expérience dont le père est Lucifer. ( big time)

 

Plus il y a instantanéité de l’énergie dans la matière, moins il y a de temps. Plus on canalise l’énergie dans son mental, moins il y a de temps. Plus on pense subjectivement, plus la tension du temps se manifeste.

 

Le temps est un bouclier qui a historiquement protégé l’homme de sa puissance.

 

Quand l’énergie est trop forte, on a besoin de temps pour digérer le python.

 

Continuons:

 

Nous vivons dans la matière en différé. Nous vivons en quelque sorte, du passé de l’énergie, un peu comme quand tu regardes un ciel étoilé. Ce que tu vois n’est pas l’instant, mais le passé de l’étoile que tu regardes.

 

Il n’y a pas plus d’instantanéité dans notre relation avec l’esprit. Le temps nous sépare de l’esprit. Le passé de l’énergie est la pensée subjective. Le temps est un espace de décompression ou de décantation pour permettre à l’énergie d’être assimilable.

 

L’esprit est toujours à temps, si l’on peut s’exprimer ainsi. Quant à l’égo, il vit toujours une forme d’anxiété par rapport à son mouvement, on s’inquiète du timing  de notre mouvement dans la matière, qui est en fait le doute de sa propre énergie. Plus on s’inquiète, plus on fait du temps; d’ailleurs, c’est l’expression que les prisonniers ont de leur situation. Le temps est une prison; les morts en connaissent un rayon. C’est pour ça qu’ils se greffent souvent à notre mental pour se payer une vie sous le couvert de notre libre-arbitre et ainsi devenir notre pensée subjective.

 

Pour vivre cette instantanéité dans notre mental et la propulser dans la matière, il faut que le facteur temps psychologique ( le monde la mort) ait été oblitéré et c’est par volonté que c’est possible, à mon avis. La volonté ou l'absence de doute crée une direction de vie qui ne s’inquiète plus de son timing.

 

                                                                  

                                                 dubegaetan@videotron.ca

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Ajout 18 mai 2014

Lucidité et rêve


Lucidité et rêve.

Dans un objectif d’échanges et d’ajustements.

 

Moins nous sommes lucides en éveil plus il y a rêves.

Plus nous sommes lucides en éveil, moins il y a rêves, c’est-à-dire,  moins il y a besoin de rêver dans le contexte involutionnaire du rêve.

En d’autres mots, lorsque nous sommes parfaitement lucides nous ne rêvons plus, nous ne perdons pas conscience. C’est-à-dire que nous pouvons continuer à communiquer sur le plan du rêve; nous ne perdons plus le fil de notre conscience.

La lucidité en éveil est la capacité de se désengager de la charge émotive de la forme pour ne surfer que sur la direction de l’énergie ou la vibration dirions-nous.  En fait, lorsque nous ne sommes pas lucides en éveil nous rêvons éveillés.  Nous croyons que le rêve est une condition applicable seulement quand le corps se repose. En fait, un individu en éveil inconscient, reçoit l’information au niveau du plan mental inférieur sous forme de pensées et en rêve il reçoit l’information sous forme de symboles qui impactent son corps astral sans qu’il puisse utiliser son mental inférieur lequel est neutralisé en rêve.

Être conscient veut dire prendre conscience de notre relation inconsciente avec les plans autant en éveil qu’en mode repos. À partir du moment, en éveil,  que nous réalisons la pensée comme un phénomène de communication dans le mental nous nous désengageons peu à peu de l’impression de celle-ci et ainsi nous traitons de plus en plus avec l’énergie de la pensée et non son impression. La répercussion de ceci en mode repos du corps a comme résultat de ne plus faire de rêve comme avant, c’est-à-dire bourrés d’impressions, d’images ou de symboles qui n’ont à première vue, ni queue ni tête. Dans un rêve conscient ou en mode repos,  il y a communication claire ou pas de communication du tout alors dans ce dernier cas,  la période de repos se retrouve absente de symboles, un peu comme le phénomène de la «nothing box» en état d’éveil.

Donc, plus nous sommes lucides en éveil moins nous rêvons comme avant. En fait, quel que soit le plan que nous avons nos activités, il y a communication ou absence de communication.

Pour un homme totalement conscient, il n’y pas de différence entre un homme qui réfléchit psychologiquement ou un homme qui rêve psychologiquement. Dans les deux cas, ces hommes rêvent, c’est seulement la forme de l’information qui différencie le plan d’activité.

Alors il viendra un moment donné dans le processus d’intégration de notre énergie, que le «besoin» de faire des rêves dits conscients pour valider notre conscience à l’état d’éveil ne sera plus nécessaire. Il s’agit d’être conscient ici maintenant, le reste suivra.


                                                                                                                          GD/14 mai 2014